Lettre à l'absent
Le rouge et le noir
jeudi, mars 30, 2006
La vie

Un, Le choc ; Deux, L’incompréhension ; Trois, Les larmes ; Quatre, La Question ; Cinq, La haine ; Six, Le regret ; Sept, La fatigue ; Huit, La perdition ; Neuf, Le silence ; Dix, La nostalgie ; Onze, La chute ; Douze, L’immuabilité ; Treize, La réflexion ; Quatorze, Le vide ; Quinze, Le vide ; Seize, Le vide ; … ; Quarante, RIEN ;
Déjà quarante ! Seulement quarante et plus rien. Tout est comme avant, tout ou presque. Sauf ce goût amer au fond de la gorge. Rien de spécial sauf cette absence, ce vide. Rien n’est changé sauf la maison. Il lui manque quelque chose, je ne sais pas exactement quoi, une odeur peut être, une lumière ou une présence. Pourtant à la maison tout est comme avant, sauf la chaise, elle est vide, c’est tout.
C’est bête, mais je ne peux pas imaginer la maison sans cette chaise et sans son occupant.
Le plus triste ce que tout est comme avant : La terre tourne, l’enfant naît, l’arbre pousse, le printemps arrive, l’Homme tombe amoureux, le vend du nord souffle, … et la VIE continue, même avec cette chaise vide…
Déjà quarante !...
La vie ne s’arrête pas, alors moi non plus, je ne m’arrête pas, juste quelques moments pour retrouver l’air, pour comprendre (l’incompréhensible peut être), pour bien mémoriser le passé, son regard, son odeur, sa grandeur,… pour mieux voir l’avenir.
La vie peut être est plus cruelle que moi, mais pas assez têtue pour me convaincre.
Alors un instant svp, juste un instant.