Lettre à l'absent
Le rouge et le noir
vendredi, juillet 28, 2006
Une prochaine fois


Chaque fois c’est pareil. Vers deux heures du matin, quand la ville s’endort, quand même à Paris on peut ouvrir tranquillement les fenêtres sans être perturbé par les bruits, je m’installe sur ma chaise. J’ouvre la fenêtre pour regarder le parc vide derrière la maison. Je mets une de mes musiques préférées (toujours une seule chanson qui se répète et répète sans fin) et je regarde. Quoi ? Ce n’est pas important, l’essentiel c’est de regarder. Et il me faut seulement quelques minutes pour que j’ouvre les yeux et que je me vois devant mes cahiers (ou mon ordi). Le premier réflexe est de regarder des dizaines et dizaines de textes que je n’ai jamais finis. Des idées qui sont venues sans raison et qui sont parties sans raisons aussi, des enfants qui ont vu le jour mais qui n’ont jamais eu l’occasion de grandir pour arriver à une maturité pour partir. Et comme toujours je recommence un autre, sans vraiment savoir de quoi ça parle et jusqu’au où j’irai. Je ne sais pas c’est le jardin, c’est la nostalgie cachée dans la musique, c’est le vide ou … qui me donne ce besoin d’écrire. Mais ca fait quelques temps que je ne cherche plus à savoir pourquoi j’écris car peut-être au fond de moi j’ai trouvé déjà la réponse.
J’écris car je dois écrire mais cela est devenu comme un jeu : tourner autour d’un cercle sans y rentrer. Je sais que je dois écrire, je dois dire ce qui est (peut être) à dire mais chaque fois que l’écriture commence le sujet devient de plus en plus lointain, de plus en plus inaccessible ou pire, cela devient tabou. Les mots ne sortent plus et en parler devient impossible. Mais cette fois-ci c’est différent, j’ai décidé d’écrire une bonne fois pour toute et … Ding, ding ! L’horloge me dit qu’il est déjà deux heures du matin. Il faut que j’aille commencer le rituel de la fenêtre !!! Alors peut être qu’une prochaine fois ….
1 Comments:
Anonymous Anonyme said...
Ouh lala, ça m'a l'air bien déprimant ta vie !