Lettre à l'absent
Le rouge et le noir
jeudi, février 14, 2008
A mi chemin

Avant c'était toujours comme ça ! Il n’y avait aucune explication. C’était un besoin qui arrivait, soudain, sans raison, sans prevenir, il arrivait, comme ça, comme des pluis d’été, toujours surprenant, …

À un moment où tout allait bien, à un moment où tout allait mal, peu importe, il arrivait, il commençait à me ronger, à m’attirer, à m’emporter, à s’imposer ...

Et un jour il disparaissait, comme il était venu, sans prevenir, sans explication,….

Mais cette fois est differente, je dois recommencer, à tout prix, car je n’ai pas le choix ! La je ne suis plus face à un besoin, mais je suis devant une nécessité. Je doit réécrire pour ne pas rechuter, pour rester la, ou j’ai réussi à en arriver après tant d’effort, car si cette fois je tombe, je sais que je ne vais pas revenir, car je ne pourrai plus me relever, car cette fois, ça ne sera plus possible, car cette fois il ne me restera plus de force !

Alors, maintenant, deux ans après, il faut que je recommence à écrire.

Je recommence, on met tout à plat, à zéro, on reprend tout dès le départ, pour arriver à …

Mais en fait, pour en arriver ou ? Et d’abord pourquoi arriver ? Pourquoi ne pas rester sur ce chemin, et tout laisser comme ça, en suspend, en pesanteur…

Mais avant de chercher les réponses à ces questions,je recommence, mais pas pour arriver, juste pour voir d’où je suis venu, où je suis tombé, comment ne pas y retomber, et où je suis.

Il disait toujours « De Temps en temps il faut descendre du train, il faut regarder derrière pour voir le chemin qu'on a fait, il faut regarder devant pour voir le chemin que l’on a à faire. De Temps en temps, pour arriver, il faut ne pas partir! »

Et la peut être dois je juste regarder et ne pas partir !

Cette fois, je ne demande même pas une main tendue pour m’aider à me relever, ce que je cherche, c’est seulement d’éviter ces mains qui sont capable de me pousser au fond ! Et pour cela, nul ne peut égaler la fidélité de ces pages vierges, alors je recommence, tout recommence, alors :

Il était une fois, un homme …