J’ai toujours aimé le ciel. Déjà quand j’étais petit (et je le suis toujours resté, enfin j’espère. Qui a dit que quelque centimètres de plus ou quelque poils sur le visage nous condamne à quitter notre enfance et nous jette dans le monde des grands ? Ce monde de brute où l’innocence est interprétée par la naïveté, la pureté par l’ignorance, l’espoir par l’irréalisme et le rêve par ... rien, car le rêve n’y existe plus. Pour moi, le jour où j’accepterai cette fatalité et que je baisserai les bras devant ce que l’on appelle le VIE, ça marquera la fin de mon enfance. Je deviendrai grand, le jour où le ciel et les étoiles deviendront lointains et inaccessibles ou le jour où je rêverai plus de marcher sur les nuages. Je serai grand le jour où mon père ne sera plus l’héro de mes pensés. Je serai grand, le jour où mon but deviendra autre chose que battre la «fatalité de la vie», le jour où le Moi rationnel n’essayerai plus de changer le monde. Je préfère être « naïve » ou « ignorant » que devenir un grand qui ne vie que pour vivre. Je me sens bien où je suis. Mon monde à moi est un endroit parfait pour vivre, même s’il n’y a pas grand monde. Dans cette solitude, je passe mon temps à redessiner le monde ou à débattre avec Socrate, Montesquieu, Machiavel et … Tous ça, c’est bien stupide, c’est vrai, mais le jour où vous recevrez la première gifle de la part du monde des grands, vous êtes forcés de quitter votre monde et de bien ouvrir les yeux (même pour quelques instants) et que c’est cruelle. C’est exactement à ces moments précis que ni Socrate ni personne d’autre n’est la pour vous aider mais c’est votre innocence et votre pureté (naïveté et ignorance, appelez les comme vous voulez) vous aident à comprendre le problème et c’est votre espoir (irréalisme) qui vous aide à relever la tète et ce sont vos rêves qui vous pousse à avancer et même… Bref, on a perdu l’essentiel de notre conversation, alors revenons à nos moutons.) Même quant j’étais petit, j’aimais le ciel et ….